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Mercedes Deambrosis
Photo Jean-Luc Paillé
Mercedes Deambrosis règle ses comptes à chaque nouveau livre. La plume assassine, elle dénonce les faux-semblants que nous impose la société, les masques que nous sommes tenus de revêtir. Et si l’Espagne de ses origines est souvent la scène de ses romans et nouvelles, c’est sans doute parce que là, plus qu’ailleurs, le carcan de la religion, de la bourgeoisie, des apparences a pesé et pèse encore. Mercedes Deambrosis vient de publier aux éditions du Chemin de fer « Rien de bien grave ». Une journée comme une autre, dans la vie – presque – ordinaire d’une mère de famille. A ceci près que le téléphone n’arrête pas de sonner et qu’au train-train quotidien vient se mêler un terrible fait divers. Mercedes Deambrosis, jamais avare d’humour noir, nous emporte dans le tourbillon de son héroïne, témoin d’un événement dont le caractère tragique et pourtant bien réel lui échappe totalement.
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